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mardi 3 décembre 2013

We are one


Conexiones, acrylique sur carton recyclé, couture et collages, 02.12.2013

Tableau peint sur des matériaux recyclés, en hommage aux femmes Shuar d'Amazonie.  



Clin d'oeil à la tradition des grandes fresques murales des métropoles sudaméricaines: 

Conexiones, acrylique sur carton recyclé, couture et collages, 02.12.2013

Conexiones, détail, 02.12.2013
"Tout vit, tout agit, tout se correspond ; les rayons magnétiques émanés de moi-même et des autres traversent sans obstacle la chaîne infinie des choses créées ; c'est un réseau transparent qui couvre le monde, et dont les fils déliés se communiquent de proche en proche aux planètes et aux étoiles."  Aurélia, Gérard de Nerval

Conexiones, détail, 02.12.2013

dimanche 15 septembre 2013

Está nevando en la Amazonía - Il neige en Amazonie

Nieve en la Amazonía, acrílico sobre lienzo y collages, 14.09.2013
Está nevando en la Amazonía.
Il neige en Amazonie.
It's snowing in the Amazon rainforest.
Es schneit in Amazonien.

Nieve en la Amazonía, Jacamar Pechicobrizo (Galbula pastazae)

Nieve en la Amazonía, coleóptero

Nieve en la Amazonía, mariposa morpho, 14.09.2013

Nieve en la Amazonía, detalle


"Immer wieder gehn wir zu zweien hinaus unter die alten Bäume, lagern uns immer wieder zwischen die Blumen, gegenüber dem Himmel" (Rilke)

"Penser n’est pas sortir de la caverne", assure Castoriadis, "ni remplacer l’incertitude des ombres par les contours tranchés des choses mêmes, la lueur vacillante d’une flamme par la lumière du vrai soleil. C’est entrer dans le labyrinthe, plus exactement faire être et apparaître un labyrinthe alors qu’on aurait pu rester “étendu parmi les fleurs, faisant face au ciel.”

mardi 6 août 2013

Fiesta amazónica


Pour ce deuxième portrait à l'acrylique sur toile, j'ai choisi de représenter un jeune homme Shuar du Haut-Nangaritza, qui avait délaissé ses vêtements occidentaux le temps d'une fête organisée à Shaime en décembre dernier pour clôturer une année d'ateliers sur l'identité et la culture Shuar. Changement d'univers.

Fiesta Shuar en Shaime, acrylique sur toile et collages, 04.08.2013

Les collages incluent des coupures de journaux en langues castillane, quichua et shuar, des sachets de thé et étiquette en carton recyclés et des chutes de cuir et de paille tressée (sur la tranche supérieure). 

Gros plan sur le visage et le petit oiseau, un motmot à bec large (momoto picoancho, electron platyrhynchum):

Fiesta Shuar en Shaime - détail, acrylique sur toile et collages, 04.08.2013
Pour accompagner le tableau, j'ai confectionné une guirlande avec divers graines et matériaux rapportés de voyage:  

Fiesta Shuar en Shaime - acrylique sur toile, collages et artisanat, 04.08.2013
Et pour les curieux, voici un aperçu des premières lignes tracées sur la toile marouflée, au crayon puis au pinceau: 

Fiesta Shuar en Shaime, premières lignes

mercredi 31 juillet 2013

Visage d'Amazonie - Rostro de Amazonía

J'ai terminé hier mon premier tableau à la peinture acrylique sur châssis toilé, marouflé par mes soins, également pour la première fois. J'ai hâte de recommencer tellement le processus me plaît!
Quant au motif principal, il s'agit du portrait d'une enfant, rencontrée il y a quelques mois, appartenant à l'ethnie Shuar. Le territoire Shuar s'étend du sud de l'Amazonie équatorienne au Pérou, divisé par la frontière entre ces deux pays.
L'animal étrange représenté dans le coin en bas à droite est un tatou (armadillo en espagnol et en anglais - "little armored one", shushui en Shuar), la fleur en bas à gauche s'appelle heliconia rostrata ou patujú et sert de garde-manger aux colibris et autres oiseaux des climats tropicaux.

Visage d'Amazonie. Acrylique et collages sur toile, 30.07.2013

Visage d'Amazonie, détail. Armadillo / tatou
"El dibujo y el color no son diferentes, a medida que se pinta se va dibujando; cuanto más armonioso es el color, más se precisa el dibujo. Cuando el color es más rico, la forma está en plenitud. Los contrastes y la relación de las formas constituyen el secreto del dibujo y del contorno. La línea y el modelado no existen. El dibujo es producido por el contraste o por la relación de los tonos. El dibujo sin colores es una abstracción. Dibujo y color no son diferentes. En la naturaleza todo tiene color". Paul Cézanne

Visage d'Amazonie, détail

Inspirations sonores et littéraires de ces dernières semaines: les réflexions de Cornélius Castoriadis sur la démocratie, la création et l'autonomie; les livres et conférences de Pierre Rabhi sur la sobriété heureuse, la beauté du monde qui nous entoure et la vie en harmonie avec la nature; un bel entretien radiodiffusé avec Stéphane Hessel sur la non-violence; un dialogue également radiodiffusé sur le parcours artistique et l’œuvre d'Annette Messager...

mercredi 22 mai 2013

Leer, es crear - Lire, c'est créer

"La palabra fomenta nuestra imaginación: leyendo inventamos lo que no vemos, nos hacemos creadores."
"La parole développe notre imagination: en lisant, nous inventons ce que nous voyons, nous devenons créateurs."
JOSÉ LUIS SAMPEDRO

Aujourd'hui, j'ai peint le portrait d'un petit garçon Shuar intrigué par la présence dans sa communauté du Haut-Nangaritza, au sud de l'Amazonie équatorienne, d'un groupe de personnes venues d'ailleurs - en l'occurence notre équipe de l'Observatoire des conflits socio-environnementaux de l'université technique de Loja.

Hoy pinté el retrato de un niño Shuar intrigado por la presencia en su comunidad del Alto-Nangaritza, en el Sur de la Amazonía ecuatoriana, de un grupo de personas de afuera - en este caso nuestro equipo del Observatorio de conflictos socio-ambientales de la universidad técnica de Loja.

Niño Shuar, aquarelle et acrylique, 22.05.2013

dimanche 19 mai 2013

Les yeux noirs - Ojos negros

Les yeux noirs, technique mixte. 19.05.2013

Certains reconnaîtront peut-être le regard de la petite fille Shuar que j'avais déjà dessinée il y a quelques mois, par là...

vendredi 17 mai 2013

Beauty will save the world

"La beauté sauvera le monde", fait dire Dostoïevski au prince Michtine dans L'Idiot
La beauté, vraiment? Ou plutôt notre capacité à la reconnaître et à l'apprécier profondément, sous toutes ses formes?

La beauté sauvera le monde... le jour où nous saurons la voir.
Beauty will save the world... the day we learn seeing it.
La belleza salvará al mundo... el día que sepamos verla.
Schönheit wird die Welt retten... wenn wir gelernt haben, sie zu sehen.


Petite fille Shuar (détail), technique mixte. 18.05.2013

Petite fille Shuar, technique mixte. 18.05.2013


lundi 22 avril 2013

Earth Day - Mujer Shuar preparando chicha

Hoy, 22 de abril, es el Día de la Tierra, pero ¿no debería serlo cada día?
"Nosotros como ser, como persona, creemos que nuestra tierra es nuestra madre. ¿Cómo vamos a sacarle un pedazo de nuestra madre y venderla?" (fuente: pueblo Nasa, Colombia, nasaacin.org)

Today, April 22nd is Earth Day, but shouldn't it be every day?
"We as human being, as person, believe that our earth is our mother. How could we take away a piece of our mother and sell it?" (source: Nasa people, Colombia, nasaacin.org)

Shuar woman preparing the traditional chicha, mixed technique - 21.04.2013

Una mujer Shuar del Alto-Nangaritza (Amazonía, Ecuador) prepara la chicha, bebida tradicional fermentada, a base de yuca, que nos sirvieron luego en la celebración del fin del primer ciclo de capacitaciones y talleres sobre identidad, cultura y manejo no-violento de conflictos.

Une jeune femme Shuar du Haut-Nangaritza (Amazonie, Equateur) prépare la chicha, une boisson traditionnelle fermentée à base de manioc, qui nous a ensuite été servie pour fêter la fin du premier cycle de formations et d'ateliers sur l'identité, la culture et la gestion non-violente des conflits. 

Mujer Shuar preparando chicha, detalle

samedi 23 mars 2013

"We live in a 200-year present."

We live in a 200-year present, technique mixte, 23.03.2013

Nous vivons dans un présent de 200 ans. 
Vivimos en un presente de 200 años.

Ce tableau m'a été inspiré à la fois par un voyage dans l'Alto Nangaritza, en Amazonie équatorienne, et par un passage du bel ouvrage de John Paul Lederach, "The Moral Imagination", consacré à "l'art et à l'âme de la construction de paix".

 "Are we capable of participating in a turning point that will affect the whole of the human community? Thinking about and understanding the nature of a turning point requires a capacity to locate ourselves in an expansive, not a narrow view of time. (...)
Elise Boulding suggests we calculate "the present" by subtracting the date of birth of the oldest person we have known in our lives from the projected passing-on date of the youngest person in our family. In my case, the hands that held mine date back into the nineteenth century and those I now touch will live forward into the twenty-second. This is my 200-year present. It is made up of the lives that touched me and of those I will touch. The 200-year present represents my lived history. It is in this sense of "the present" that we need to locate ourselves in order to understand the nature or the turning point."

John Paul Lederach, The Moral Imagination, The Art and Soul of Building Peace, p.22-23

mercredi 6 mars 2013

Lo único que tengo

Lo único que tengo. Acuarela y pasteles al óleo, 05.03.2013
Ayer teminé este nuevo retrato de la misma niña Shuar que ya había pintado unos días atrás... tiene una expresión un poco diferente que me gusta.

Y para acompañarme esta madrugada, una bella canción de Victor Jara con la voz de Isabel Parra, hija de Violeta:

Quien me iba a decir a mí
Como me iba a imaginar
Si yo no tengo un lugar
Si yo no tengo un lugar en la tierra

Y mis manos son lo único que tengo
Y mis manos son mi amor y mi sustento

No hay casa donde llegar
Ni paire ni maire estan
Mas lejos de este barriar
Que una estrella

Y mis manos son lo único que tengo...

Quien me iba a decir a mi
Que yo me iba a enamorar
Cuando no tengo un lugar
Cuando no tengo un lugar en la tierra

Y mis manos son lo único que tengo...


Lo único que tengo, detalle. Acuarela y pasteles al óleo, 05.03.2013

Alberto, gracias de corazón por recomendarme escuchar su música!

mardi 26 février 2013

Hoja en blanco

Hoja en blanco. Aquarelle et pastels gras, 25.02.2013
Elegí para acompañar este retrato de una niña Shuar del Alto Nangaritza, en la Amazonía ecuatoriana, una canción de Amparo Sánchez que me gusta mucho, "Hoja en blanco":

"Me he quitado de salir por las noches Me he quitado de beber y conducir Lo que antes me llevaba de cabeza Pasa ahora por delante de mí.  
Con los años, soledad es un regalo Y la amistad, si la has cuidado. Amor viene, amor se va Siempre hay uno que duele más.
Serpiente venenosa de esta triste selva Gente aburrida de sus vidas, nomás. Desilusiones en la esquina te esperan En cualquier calle de cualquier ciudad.  

Sin darte cuenta otros invitados llegan Gente nueva, gente buena. En el pasado crece hiedra, mala hierba Déjalo pasar.
Y lo que vendrá Una hoja en blanco es. Impulso me guía, Intuición me da claridad.
Abierto está mi corazón, A lo que quiera llegar. Una llama encendida que prende Con las demás."


Hoja en blanco, detalle. Acuarela y pasteles al óleo, 25.02.2013

samedi 23 février 2013

Petite beauté Shuar, encore


Vous aurez peut-être reconnue la petite fille Shuar que j'avais surnommée Nunkui et dont j'avais déjà fait un portrait à l'aquarelle après l'avoir rencontrée en Amazonie (voir "Nunku-i",14.012013). Cette fois-ci, c'est le pastel gras qui prédomine - une technique que je m'efforce d'apprivoiser petit à petit.

Aquarelle et pastels gras, 23.02.2013
 Un bel extrait de La Horde du Contrevent que je viens de terminer - ou de dévorer plutôt: "Ils regardent les palais perchés là-haut et ils rêvent d'un vélivélo, voilà comment ils font! Un seul racleur qui réussit suffit à faire croire aux autres qu'ils ont tous leur chance. L'exploitation inepte qu'ils subissent tient parce qu'ils envient ceux qui les exploitent. Les voir flotter là-haut ne les révolte pas: ça les fait rêver! Et le pire est qu'on leur fait croire que seuls l'effort et le mérite les feront dépasser cinquante mètres d'altitude! Alors ils filtrent, et ils tamisent, et ils raclent le lit du fleuve jusqu'à atteindre ce sentiment de mériter... Mais quand ils l'atteignent, ils comprennent que personne, nulle part, ne peut juger de leur effort, qu'aucun acheteur ne reconnaît la valeur de ce qu'ils font. Qu'il n'y a pas de juge suprême des mérites, juste des marchands qui paient une matière première et qui la revendent quatre-vingt mètres plus haut le double de ce qu'ils l'ont payée. Ici, on les appelle les "monteurs d'escaliers". Alors le racleur prend la rage. Sauf que la rage, quand elle ne peut exploser, ou transformer ce qui la cause, finit par imploser! Elle se retourne en rancœur, elle s'introjecte en haine de soi et des autres, en cynisme triste, elle se distille en mesquineries fielleuses, elle se déverse par saccades sur les plus proches: la femme, les amis, les gosses..." Alain Damasio, La Horde du Contrevent, p.286

mardi 15 janvier 2013

Nunku-i

Nunku-i, détail
Un portrait inspiré par une adorable petite fille Shuar rencontrée lors d'une formation dans le Haut-Nangaritza, dans le Sud de l'Amazonie en Equateur. Nunkui est le nom de l'esprit de la fertilité dans la cosmovision des Shuar, un peuple traditionnellement semi-nomade et dont le mode de vie se transforme aujourd'hui radicalement et à très grande vitesse.
Aquarelle et collages, 14.01.2013